Düsseldorf’s satori (by Thalis)

Dans cette ville tournée vers l’art, le temps s’écoule lentement mais intensément dans l’instant zen du satori. La lente rotation du restaurant panoramique de la Sturmtower qui semble être l’axe d’une horloge cosmique, revisitée par Dali avec, à ses pieds, les méandres du Rhin comme bords de son cadran. Mais avant cette excursion quasi mythique qui vous fera découvrir le port, l’hôtel Nikko nous attend en plein cœur du quartier japonais. Situé à quelques centaines de mètres de la gare, il permet d’être rejoint aisément à pied. Düsseldorf, avec ses 600 000 habitants, reste une ville à taille humaine. De l’hôtel, pas de problème pour rejoindre le centre ville en marchant. Mais il n’est pas inutile d’acquérir un pass (14 euros pour 48h) avec accès illimité aux moyens de transport publics (métro, tramway), bien utile notamment pour se rendre au Museum Kunstpalast (peinture du XIXe) ou à la salle de concert Tonhalle, un peu excentrés sur le site du complexe Ehrenhof. Ce dernier, construit par Wilhem Kreis en 1926/27 pour la grande exposition GeSolei (Gesundheitspflege, Soziale Fürzorge und Leibesübungen), la Foire des soins médicaux, de la sécurité sociale et de l’exercice physique qui fut visitée par des millions d’Allemands.

De Beuys à Kraftwerk : le goût de l’expérimental

Le Museum Kunstpalast est notre première destination dans cette ville au rayonnement international : de l’école de peinture de Düsseldorf (Malerschule) qui attira des artistes de toute l’Europe (exception faite des Français) repoussés par l’establishment au groupes de musique expérimentale Kraftwerk (faire un détour par le club Ratinger Hof) et Toten Hosen en passant par le groupe pictural Zero, le charismatique Joseph Beuys et le groupe Fluxus – défendant un concept « élargi » de la notion d’art où l’homme en est le maillon principal, et son lien aux tableaux comme à une source de l’inconscient se révèle alors aussi important que les tableaux en eux-mêmes.- à l’actuelle célèbre école de photographies, en filiation avec l’art total issu du mouvement romantique du XIXe et reprise par Beuys dans les années 60.
Sans conteste, Düsseldorf est une ville d’art, ouverte aux expérimentations et source d’influences. L’approche réaliste de ses peintres « refusés » de l’Académie des Beaux-Arts, au XIXe, font échos au travail de Courbet et pourrait bien constituer les racines de l’hyperéalisme américain. Le concept original d’un art source de transformation sociale, diffusé avec force dans les années 60 par Joseph Beuys semble plus que jamais d’actualité. C’est bien là tout l’intérêt de ce musée qui, plus largement, fait traverser  au visiteur les époques les plus marquantes de l’histoire de l’art, notamment avec ses peintures des XVIIIe et XIXe siècles et ses collections après 1945.  La visite peut se conclure agréablement par une halte au NRW-Forum (1), un café-restaurant-exposition, situé sur place (spécialités italiennes). Argent, vie, art : « Refais ton choix » te souffle cette mentale ville rhénane !

(1) NRW-Forum, Ehrenhof, 2.
Tél. : +49 (0) 211 892 66 90

(2) Restaurant-Brasserie Zum Schlüssel, Bolkerstraße 41-47 ou  Brasserie Uerige, Berger Straße

(3) Café Woyton, MarktPlatz : idéal pour y déguster un bon chocolat à la crème.

(4) Im Goldenen Ring :

Burgplatz, 21. Tél. : +49 (0) 211 200 51 45. www.goldener-ring.com : une très bonne adresse pour découvrir les spécialités locales (dont la bière brune Füchschen ou Schumacher). Situé au bord du Rhin.

(5) Op de Eck

www.op-de-eck.de : une bonne table où l’hiver, il est délicieux de déguster une bonne soupe. Situé à l’entrée du K20.

Parcours en centre ville par le musée K20 Immermannstrasse, Ernst-Schneider-Platz, tourner à gauche à la Bourse pour entrer dans Schadow Arkaden, un passage de boutiques couvert, puis rejoindre Heinrich-Heine-Allee par la Theodor-Körnet-Strasse. Passer le pont et tourner à gauche en direction du K20, situé Grabbeplatz juste après l’opéra. Pour une visite rapide de ce musée, compter environ 1h30.


En quittant le K20, contourner par la droite le Kunsthalle qui lui fait face, tourner à droite dans Andrea-Strasse et passez, à droite, par le square de l’église Im Goldenen Kassel. Tourner alors à droite pour rejoindre, par BolkerStrasse, MarktPlatz et le café Woyton qui pourra vous servir un bon chocolat à la crème.

Puis descendre MarktStrasse et tourner à gauche dans FlingerStrasse, puis à droite dans KasernenStrasse.
Et rejoignez MittelStrasse jusqu’au BastionStrasse (à gauche) et ses petits antiquaires. Tout se quartier regorge de petites boutiques de modes et de petits kiosques servant des spécialités à manger sur le pouce. En débouchant sur BreiteStrasse, on tourne à gauche. Dans l’enfilade on reprend Heinrich-Heine-Allee et le chemin de l’hôtel.

En suivant ce petit circuit en boucle d’environ 2h à pied à partir de l’hôtel Nikko, vous pouvez ainsi découvrir la vieille ville, faire du shopping, boire une bière brassée sur place ou un chocolat chaud ou encore manger.  On peut également pousser une pointe jusqu’au port avec ses étonnants bâtiments couverts de métal et visiter la Rheinturm au célébre restaurant panoramique pivotant (ouverture à partir de 10h). et le parlement du Nord-Rhein-Westphalie en se rappelant que Düsseldorf (littéralement le village sur la Düssel) affiche, seule, un budget sans dette depuis 4 ans en Allemagne.

Les adresses

• Kunstsammlung (K20) : Grabbeplatz, 5. Tél. : +49 (0) 211 838 11 30. www.kunstsammlung.de • Museum Kunstpalast : Ehrenhof, 4-5. Tél. : +49 (0) 211 899 24 60 ou 02 00. www.smkp.de • Tonhalle Düsseldorf (salle de concert) : Ehrenhof, 1. Tél. : +49 (0) 211 899 61 23. www.tonhalle.de • Deutsche Oper am Rhein (opéra) : Heinrich-Heine-Allee, 16 a. Tél. : +49 (0) 211 892 52 11. www.operamrhein.de

Pour dormir : Hôtel Nikko

Immermannstrasse, 41. Tél. : +49 (0) 211 834 27 055.
www.hotel-nikko.com

L’ambiance de cet hôtel est des plus soft et c’est un plaisir de s’y offrir un repas dans l’un des deux restaurants des lieux dont l’un comporte des petites salles traditionnelles japonaises ou lézarder dans le spa du dernier étage doté d’une piscine panoramique. Au cœur du quartier japonais de Düsseldorf qui fourmillent de petits restaurants nippons à découvrir… (Pour les retardaires, l’hôtel Nikko de Paris a disparu).

Boire une verre la nuit

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« La face du monde peut changer très vite »

Interview de Thierry de Montbrial, directeur et fondateur de l’Institut français des relations internationales (Ifri)


Pierre Talbot : Est-ce la fin du leadership des USA?
Thierry de Montbrial : C’est probablement un cycle de cinq siècles de domination du monde par les Occidentaux qui s’achève. Comme le disait le grand économiste Maurice Allais, « nous vivons des temps à de nombreux points semblables à ceux qui ont précédé ou accompagné la décadence de l’empire romain. » La tendance est que l’ensemble des BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) et plus généralement les pays émergents voudront de plus en plus ouvertement peser sur les affaires ayant des incidences planétaires. Cette nouvelle forme de non-alignement n’est pas un anti-occidentalisme mais si la tendance se consolide, elle pourrait assez rapidement changer la face du monde. La Chine sera peut-être la première puissance planétaire en 2050, à la place des USA. Elle possède aujourd’hui un fort dynamisme économique et politique qui s’exprime par un fort activisme pour l’accès aux ressources dans toutes les parties du monde. Mais il faut être prudent car, comme en politique, les perceptions comptent autant et parfois plus que les réalités. L’extrapolation sur les décennies à venir de son taux de croissance observé actuellement et de son développement technologique peut ne pas se vérifier. En toile de fond, la rivalité des grandes puissances fait que les USA tente de contenir la Chine par l’Inde et on ne sait sur quoi va déboucher le grand test en Moyen-Orient que j’avais annoncé*.

Quel avenir pour l’Europe ? La crise n’a pas ou peu affecté l’expansion des grands pays émergents. De leur côté, les USA démontrent une nouvelle fois leur capacité à rebondir avec 3% mais personne ne voit clairement comment ils peuvent reprendre en main le budget avec un déficit supérieur à 10% du PNB. Du jamais vu depuis la dernière guerre mondiale sans compter un chômage inquiétant. Pour l’Europe, le phénomène le plus impressionnant est la déstabilisation de l’euro. Bien sûr, l’Europe a fini par faire face avec le consentement de l’Allemagne et notamment le revirement de bord de Jean-Claude Trichet qui a autorisé l’achat direct par la BCE des titres d’Etat menacés. Mais l’impression reste qu’il n’y a toujours pas de pilote de l’avion européen et que les partenaires de l’UE peinent à comprendre la nouvelle gouvernance trop complexe  découlant du traité de Lisbonne finalement ratifié par les 27. Ceci dit, l’hypothèse la plus probable me paraît être que l’eurozone et l’UE sortiront plus fortes de cette crise avec une meilleure gouvernance et des mécanismes de solidarité.

Va-t-on vers une gouvernance mondiale? Plus que jamais, l’UE composée de pays hétérogènes, comme les BRIC, reste un laboratoire de gouvernance qui préfigure ce que pourrait devenir l’organisation du système international à l’horizon des deux prochains siècles. Pour l’heure, le G20 se confirme comme un groupe pertinent mais son efficacité est discutable et son articulation avec le FMI peu claire, alors que ce dernier s’est vu ses ressources triplées par le G20. Pourtant il doit d’urgence répondre à deux questions : comment réguler le système financier et comment coordonner les politiques macroéconomiques. Le fera-t-il à temps?

* Ramses 2011 (Rapport annuel mondial de l’Ifri sur le système économique et les stratégies), Editions Dunod. 25 euros.

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CEA (Saclay) : une équipe révolutionne l’IRM

Grâce à la supraconductivité, les Dr Myriam Pannetier-Lecœur et Claude Fermon (CEA) ont réussi à mettre au point des minicapteurs magnétiques ultrasensibles mesurant un niveau d’activité magnétique du corps jusqu’alors insaisissable par l’IRM actuelle. Un bond pour la médecine et ce, pour un coût dix fois moindre.

Le bâtiment "Recherche fondamentale" du Commissariat à l'énergie atomique (CEA), sur le campus de Saclay, abrite plusieurs laboratoires de pointe dont le Service de physique de l'état condensé (Spec) auquel appartiennent les Dr Myriam Pannetier-Lecœur et Claude Fermon.

Au rez-de-chaussée du bâtiment « Recherche fondamentale » du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) sur le campus de Saclay, le Service de physique de l’état condensé (Spec) * abrite plusieurs laboratoires de pointe. Comme ses voisins, celui du Dr Fermon ne compte que quelques personnes. Pourtant, ici, vient d’être mis au point de quoi révolutionner les indications médicales fournies par l’imagerie à résonance magnétique (IRM) conventionnelle qui demande des champs magnétiques très forts et qui repose sur un imposant équipement et qui coûte cher : 1 million d’euros par Tesla (Le Tesla est l’unité de champ magnétique, le champ magnétique terrestre est de 60µT).Grâce à une approche radicalement inverse à cette dernière et à l’utilisation de la supraconductivité à haute température, l’équipe du Dr Fermon a réussi à fabriquer des minicapteurs très sensibles capables de mesurer des signaux d’IRM dans un champ très faible, de l’ordre de quelques milliTeslas. Une technologie qui rend aussi possible de mesurer l’activité électrique du cœur et bientôt celle du cerveau. De quoi faire faire un bond spectaculaire au diagnostic médical en détectant des pathologies nouvelles.

Dr Claude Fermon

« De plus comme ce matériel pourra être transportable, on pourra, par exemple, ausculter les prématurés facilement, détecter très rapidement les hémorragies des AVC (accident vasculaire cérébrale) en se rendant sur le lieu de leur accident ou encore détecter les arythmies, signes d’infarctus », détaille Claude Fermon. Pour l’heure, les premiers magnétocardiographes et IRM à très bas champ vont entrer en test dans des centres hospitaliers et à Neurospin (Saclay) et des accords industriels ont été conclus (dont l’un, non secret, avec le suédois Elekta) pour une commercialisation qui devraient commencer en 2013. Un troisième équipement, capable d’imager l’ensemble du corps humain, doit également voir le jour dans le même temps. Cet IRM à très bas champ coûtera environ dix fois moins cher que l’IRM normal et acceptera les personnes ayant des implants métalliques. « Nous espérons le vendre entre 100 et 150 000 euros », dévoile l’auteur de cette première mondiale qui déjà a un nouveau projet en route : la fabrication d’une machine hybride mariant l’IRM à très bas champ et la magnéto-encephalographie pour obtenir une visualisation anatomique et fonctionnelle simultanée du cerveau.

Saclay en pôle position pour la supraconductivité

Cette application révolutionnaire de l’IRM bas champ n’apparaît pas au cœur du campus de Saclay par hasard. De nombreux laboratoires publics (CEA, CNRS, Université Paris-Sud, Polytechnique, Supélec), en interactions entre eux, ont fait depuis de nombreuses années de la supraconductivité l’objet de recherches fondamentales ou la base de réalisations extraordinaires avec des compétences parfois uniques en Europe ou au monde. Il en est ainsi des électroaimants géants utilisés dans l’anneau d’accélération de particules du CERN à Genève, ou encore de la fabrication des 86 éléments de l’accélérateur linéaire XFEL, un projet européen développé sur 3 ans pour 1 milliard d’euros. Deux marchés confiés à l’Institut de recherche sur les lois fondamentales de l’univers (Irfu) du CEA.

Claire Antoine, phycisienne au Service des accélérateurs, de la cryogénie et du magnétisme (SACM) du CEA-IRFU et de la plateforme Supratech (CEA-CNRS).

« La supraconductivité offrent la possibilité de réaliser des bobines très compactes qui donnent des champs magnétiques très élevés dans des câbles de faibles sections. Avec des budgets plutôt sous dimensionnés, nous avons de quoi faire un seul et unique prototype, contrairement à ce qui se passe dans le spatial ou l’aéronautique,  et nous arrivons à faire des choses qui marchent du premier coup ! », commente Claire Antoine, physicienne du service des accélérateurs, de cryogénie et de magnétisme (SACM) de l’Irfu et spécialiste des cavités accélératrices supraconductrices au sein de la plateforme Supratech (CEA/CNRS) qui les conçoit et les élabore grâce à l’une des plus grandes salles blanches européennes*****. Comme de nombreux scientifiques à travers le monde mais aussi en France (50 laboratoires), le campus de Saclay est  » accro » à la supraconductivité pour deux grandes raisons. D’une part parce qu’elle offre des possibilités quasi infinies au-delà des exemples que nous venons de voir : du train sans contact avec le sol à l’électronique des nanocircuits** en passant par le mythique ordinateur quantique*** ou encore les télécoms, l’informatique, la géophysique et l’archéologie. Mais aussi, parce que le phénomène n’est pas expliqué depuis 25 ans pour le second de ses états : celui de la supraconductivité à haute température critique. Un défi pour la recherche fondamentale!

Un phénomène inexpliqué

Julien Bobroff mène une recherche fondamentale sur la compréhension de la supraconductivité au sein du Laboratoire de physique des solides, basé dans le Bâtiment 510 (Université Paris-Sud/CNRS).

« En fait, il y a deux supraconductivité, explique Julien Bobroff du Laboratoire des physiques des solides, unité mixte Université Paris-Sud/CNRS. La première, qui remonte aujourd’hui à 100 ans et qui a été expliqué dans les années 60, fonctionne avec certains métaux à des températures situées entre -272° et -240° grâce à un refroidissement à l’hélium liquide. A ce niveau de froid, les électrons qui normalement se repoussent, s’appareillent par deux via les vibrations des atomes et forment tous ensemble une vague cohérente et en mouvement qui laisse passer le courant électrique sans aucune résistance tout en expulsant tout le champ magnétique qui l’entoure. Ce qui, dans le cas du train sans contact, explique le phénomène de lévitation. C’est avec elle aussi que l’on réalise les superaimants de l’Irfu, etc. La seconde supraconductivité, observée dans les années 80, fonctionne à hautes températures critiques (haut-TC). Soit pour la plus haute, -138° avec les cuprates à base de mercure. Ce qui, pratiquement et économiquement, rend la supraconductivité beaucoup plus abordable. » Adieu la cryogénie! Les capteurs du Dr Fermon fonctionnent avec une simple pompe refroidissante. Les principales applications de cette nouvelle supraconductivité sont présentes sur le campus, décidement en pôle position, avec les capteurs magnétiques du Dr Fermon et les nanocircuits électriques du LPS**. Mais à ce jour, malgré des milliers contributions, personne n’a trouvé comment se produit l’appareillage des électrons à ce niveau de température. Le fait est que ça marche! Mais la compréhension totale du phénomène ouvrirait sans aucun doute de nouvelles voies dont on ne peut soupçonner les retombées. Le campus de Saclay est un vivier d’équipes à la pointe des recherches sur les mécanismes de la supraconductivité à haute dite à haute température critique : citons à titre d’exemples les travaux menés par  Philippe Bourges et Yvan Sidis du laboratoire Léon Brillouin (LLB)**** sur l’interconnexion entre propriétés magnétiques et supraconductrices et par Dorothée Colson, Florence Albenque et collaborateurs du Groupe Oxydes Conducteurs (IRAMIS/SPEC)*, sur l’élaboration et la caractérisation de céramiques et monocristaux et l’étude des propriétés physiques (magnétisme et transport) de ces mystérieux supraconducteurs comme les derniers nés, en 2008, les pnictures de fer.

* Spec (Service de physique de l’état condensé) : unité de recherche associée CEA/Iramis (Institut Rayonnement Matière)/CNRS
** Laboratoire des physiques des solides (LPS) avec Richard Deblok
*** Laboratoire Quantronique de Denis Vion
**** Unité mixte du CEA/CNRS et du réacteur Orphée (CEA)
***** Ces cavités, qui sont des résonateurs permettant de stocker et d’amplifier le champ électrique destiné à accélérer un faisceau de particules chargées dans un accélérateur, ne supportent pas la poussière.

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Satori, sur les traces de Joseph Beuys

L’Oeuvre comme image du lien de l’artiste avec elle. Vivre, c’est apprendre à mourir.

Satori


De rencontre en rencontre, le coeur de l’univers retentit en chacun. Son énergie jaillit dans l’art total, la femme est son accès.

Trois pas nous en séparent. Le premier est le dernier, au sommet.

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BONNE ANNEE 2012 : PIZZA OUT ! ITZA !

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En route vers l’océan : halte à Ker Dame Marie (L’Alleud) De Saumur à La Possonnière (60 km), France, Maine-et-Loire (49)


On peut préférer les eaux étroites pleines de mystère et de rêves comme l’écrivain Julien Gracq les a vécues près d’Angers (le cœur de notre parcours). De Saumur à Angers (66km), on imagine, qu’au fond, elles ont la même âme que la Loire qui les recueillent. De Saumur au confluent de la Maine et de la Loire, en aval d’Angers (La Pointe Bouchemaine), où se situe La Possonnière (L’Alleud), après Béhard (18 km), un vélo est idéal pour longer ses rives fortes en sensations.

L‘immensité de son lit, le frémissement accéléré de ses eaux par de forts courants aiguisent les sens comme le vent qui vous baigne le visage levé vers des ciels aux bleus épurés. C’est cette lumière que l’on retrouve, si belle mais assombrie, dans la peinture flamande du XVIIIe. Pour l’heure, elle fait vibrer le tuffeau des maisons de la levée, dressée par les forçats, nous approchons, à partir de Saumur, du centre du royaume des Plantagenets. En quittant l’altier château de Saumur, nos haltes sont St-Mathurin (28 km), Les Rosiers-sur-Loire (11km), à 28 km des Ponts-de-Cé, la porte d’Angers sur la Loire. Gargantua n’est pas loin avec  l’abbaye rabelaisienne de Fontevraud.

Loire, Rhin, Danube, Ob : l’orbe des grands fleuves de l’Europe forment un réseau apportant l’esprit des montagnes. Béatrice et Rémi Bonnevialle, les hôtes de Ker Dame Marie, ne viennent pas de si loin. Quittant la région parisienne, ils ont choisi de vivre carpe diem aux bords de la Loire, dans une maison du XVIIIe d’un alleud, après l’île de Béhuard où l’on peut déguster sous une tonnelle de délicieux mets liguriens comme bien sûr les anguilles (Guinguette La Croisette). Avec son parc, sa piscine, son salon de musique ce gîte-chambres d’hôtes est une halte sur la route de la Loire en vélo (www.tourismepaysdelaloire). Comptez 73 euros en moyenne pour 2 nuits.

A Angers, le château du roi René a peu fière allure avec ses tours tronqués, depuis la vue qu’offre l’esplanade du quartier du Bout du monde, le vieux quartier de la ville. Heureusement, il existe un double de ce château à Naples, qui appartenait aussi à sa couronne, dans toute sa splendeur (en ville, manger des fruits de mer, place du Ralliement, à la brasserie Les Caves du ralliement, près de l’excellent Hôtel St-Julien). Prochaine étape : Angers – St-Nazaire.

Pour dormir

• Ker Dame Marie, rue des Filassiers – L’Alleud (49)
Tél. : 02 41 19 25 00 – 06 82 81 68 28
10 www.kerdamemarie.com

• Hôtel St-Julien, Angers /www.hotelsaintjulien.com
Tél. : (0)2 41 88 41 62

Pour manger :

• Crêperie Pizzeria des Ponts, 60 avenue du Général de Gaulle (plein centre) Saumur Tél. : 02 41 38 05  www.creperie-pizzeria-des-ponts.fr

• Restaurant Le Bec salé, Les Rosiers

• Brasserie Les Caves du Ralliement
9 Place Ralliement, Angers
Tél. : 02 41 88 47 77

• Restaurant du N T A – Nouveau Théâtre d’Angers - Centre Dramatique National – Pays de le Loire
17 rue de la Tannerie - BP 1010349101 ANGERS cedex 02
Tél. +33 (0)2 44 01 22 44 - fax. +33 (0)2 44 01 22 55

L’ABRI DES BATELIERS
www.abri-des-bateliers.com

7 Place Ruzebouc
La Pointe Bouchemaine
Tél. :
02 41 77 17 46

• Guinguette La Croisette, Ile de Béhuard Tél. : 02 41 23 19 53 (sur réservation, en saison)

• Guinguette Les Tourbillons, Madame Kret Elisabeth
Le Port, La Possonnière
Tél.: 02.41.72.66.66

BONNE ANNEE 2012


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Et la cigarette bio!

Le sujet est à creuser mais avant de songer à supprimer totalement le tabac et réduire ainsi les libertés. Pourquoi ne pas produire des cigarettes bio. C’est-à-dire exemptes de tous les produits chimiques que les fabricants ajoutent pour créer une addiction chez les fumeurs…

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Dansez maintenant

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Liesses populaires

Début mai, trois scènes de liesse se sont enchaînées à l’occasion du mariage princier en Grande-Bretagne, de la béatification d’un pape et de la mort d’un terroriste. Le sabre, le goupillon et le sceptre, trois symboles qui ravissent le cœur des hommes… Quelle en est la signification profonde ?

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Imagine Eyes : une première au fond de l’œil


Cette start-up d’Orsay (Essonne) a mis au point une caméra qui révolutionne l’imagerie cellulaire de la rétine. Cette innovation intéresse les chercheurs du monde entier pour la compréhension et le traitement des maladies rétiniennes comme la DLMA.

« De mes expériences et connaissances précédentes, je ne pensais pas qu’il était possible d’obtenir de tels résultats avec la technologie développée par Imagine Eyes. Pour cette raison, j’ai acheté cette caméra réellement capable d’imager la rétine à l’échelle microscopique », s’enthousiasme le professeur Nagahisa Yoshimura de l’université de Kyoto, un ponte des maladies rétiniennes, qui en est l’un des premiers acquéreurs. Pour la start-up, créée en 2003, évoluant au sein d’Opticsvalley, cette reconnaissance consacre un effort important de R&D et annonce un avenir commercial international souriant. « Cette caméra est véritablement révolutionnaire », renchérit le professeur Gisèle Soubrane, spécialiste de la très médiatisée DLMA (dégénérescence maculaire), qui l’a testée pendant plus d’un an au centre hospitalier intercommunal de Créteil en parallèle du centre national d’ophtalmologie des Quinze-Vingts, à Paris.
Du jamais vu !
« Désormais, nous pouvons voir, cellule par cellule, ce qui auparavant échappait à tout examen comme les capillaires qui ne font que 6 microns de diamètre et où débutent souvent les maladies. Cela va nous permettre de mieux comprendre les mécanismes dégénératifs et d’en détecter l’apparition avant qu’il n’y ait trop de dégâts », précise-t-elle. Autres bénéfices de taille : un suivi thérapeutique (sans douleur) plus précis et une meilleure optimisation du traitement des maladies rétiniennes qui peut être, grâce à la caméra d’Imagine Eyes, raccourci considérablement. Ce qui compte lorsque l’on sait qu’un traitement vaut environ 60000 euros!
Innovation planétaire
« Nous fonctionnons en autofinancement, explique Xavier Levecq, l’un des deux fondateurs associés. Notre première innovation – un équipement d’aide à la chirurgie de la myopie – nous a permis de travailler sur cette caméra qui présentait deux principaux problèmes à résoudre : la miniaturisation de ses composants et l’adaptation d’un système optique normalement utilisé pour l’astronomie », confie-t-il, fier d’avoir ramené à la taille d’un équipement de bureau ce qui demandait auparavant 3m3. Sa mise au point a mobilisé pendant 5 ans l’ensemble de l’équipe pluridisciplinaire qui constitue Imagine Eyes : soit 11 personnes, expertes en mécanique, optique, informatique et électronique. Commercialisée au prix de 125000 euros, cette caméra portable vise, d’abord, les 300 laboratoires de recherche de la planète. « Cette première phase de commercialisation va permettre des optimisations qui élargiront son champ d’utilisation », détaille Nicolas Chateau, le deuxième associé fondateur. Dernier palier avant la grande aventure déjà commencée avec un CA (1,25 M d’euros) en hausse de 35% avec les premières ventes : les homologations CE pour l’Europe et FDA pour les USA. Pour l’heure, la caméra d’Imagines Eyes provoque un véritable engouement : un exemplaire a déjà été offert en mars à l’hôpital de Montpellier par Sos Rétine. Début mai, les premières démonstrations publiques de la caméra à la réunion annuelle de l’Association for Research in Vision and Ophthalmology (ARVO) à Ft. Lauderdale en Floride seront sans aucun doute un grand succès. En 2010, plus de 11000 chercheurs étaient venus du monde entier. Parmi les 15000 membres de l’association, presque 4000 sont spécialistes de la rétine. 
P. Talbot
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Jean-Pierre Cariou reçoit (Onera, Leosphère) le Prix Chéreau-Lavet 2010 pour son Windcube

Directeur R&D de Leosphere (Orsay, Essonne) après avoir été chercheur à l’Onera (Palaiseau), Jean-Pierre Cariou a reçu le Prix Chéreau-Lavet 2010 de l’ingénieur-inventeur pour son Windcube, fruit de 10 ans de recherches. Ce matériel portable capable de mesurer depuis le sol la vitesse du vent utilise une technologie Lidar Doppler développée par la société Leosphere. Marché prioritaire : l’éolien.

Le Prix Chéreau-Lavet 2010 de l’ingénieur-inventeur qui a été créé pour récompenser un ingénieur français dont l’innovation appliquée à l’industrie constitue une rupture technologique et commerciale reconnue, récompense 10 années de recherche consacrées à la mise en œuvre de la technologie Lidar pour mesurer la vitesse du vent. Cette nouvelle application a été rendue commercialisable grâce à un accord de transfert de technologie signé en 2006 avec la société Leosphere. « Avec mon équipe de l’Onera (15 personnes), nous avons modifié et réussi à appliquer aux lidars Doppler des composants innovants et fiables des technologies « fibres » télécom », explique Jean-Pierre Cariou. Résultat : un matériel portable qui remplace les mâts fixes, très onéreux et limités en hauteur qui permet de prospecter des futurs lieux d’implantation de fermes éoliennes.

Windcube : un produit dans le vent

« Le Windcube, avec une portée de 200m,  supérieure à la taille des plus grandes éoliennes permet de définir à moindre coût des productibles électriques très fiables pour les investisseurs», détaille M. Sauvage, dirigeant de Leosphere , dont le CA cumule 15M d’euros sur les 3 ans passés et pourrait atteindre dans un proche futur 10 M par an. Et pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Des études sont en cours sur la mesure haute altitude en vue d’améliorer les modèles météo. Tout cela sans oublier la sécurité aéroportuaire… Qualité de l’air, dynamique de l’atmosphère,  cartographie des vents et des turbulences… les déclinaisons commerciales du Windcube de Leosphere sont multiples et variées.
« Le profil et le parcours professionnel du lauréat témoignent de ce dépassement des frontières qui séparent encore trop la recherche fondamentale et ses applications commerciales » a noté Cédric Villani (Médaille Fields 2010) lors de la remise du prix, doté de 15000 euros, le 17 janvier 2011, à Paris. De fait, le parcours de Jean-Pierre Cariou est emblématique de l’évolution de la recherche appliquée ces dernières années.

Transfert de technologie public-privé

Agé de 52 ans, cet ingénieur diplômé par l’Institut d’Optique Graduate School (Orsay) a mené à l’Onera depuis 20 ans des travaux sur les applications possibles de la technologie Lidar, une sorte de Radar laser qui au lieu de se servir des ondes radiofréquences utilise les ondes lumineuses. Mais après les réductions budgétaires de la DGA (Direction générale de l’armement) dans les années 2000, son laboratoire a dû trouver d’autres sources de financement en se réorientant vers des applications civiles, centrées sur la sécurité des aéronefs. Le développement d’un lidar de mesure des tourbillons de sillage s’en est suivi, fondé sur la technologie des lasers impulsionnels à fibre optique. Jean-Pierre Cariou a rejoint Leosphere en 2007, et a continué ce développement dans cette jeune entreprise innovante pour le marché éolien plus mature. En moins de deux ans, les premiers lidars anémométriques ont été commercialisés. Leosphere est aujourd’hui leader de ce secteur en forte croissance et s’intéresse de nouveau à la sécurité aéroportuaire en nouveau relai de croissance.

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Pour les mosquées, il y a les églises vides !

N’en déplaise à l’Eglise catholique (et elle le sait bien), le nombre de ses fidèles décroit sans cesse, au point qu’en France, dans une décennie, exsangue sera le qualificatif idoine pour la désigner. De fait, nombre de ses églises sont entretenues à grand frais par les communes pour des poignées de fidèles que l’on pourrait aisément regrouper. Il me semble que la question du manque de mosquées serait résolue si l’Eglise catholique, en se grandissant (pour une fois), laissait se convertir ses lieux quasi vides au culte musulman. C’est possible, l’histoire en donne bien des exemples, comme Sainte-Sophie à Constantinople. So what ?

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